Marc Joulaud
Jean Arthuis 

Pouvez-vous vous présenter, en 3 lignes maximum ?

Diplômé de l’Ecole Supérieure de Commerce de Nantes et de l’IEP de Paris, j’ai créé une société d’expertise comptable et d’audit. Maire de Château-Gontier (1971-2001), Conseiller général depuis 1976, sénateur (1983-2014), j’ai présidé le groupe centriste du Sénat (1998-2002), secrétaire d’Etat (1986-1988) et Ministre de l’économie et des finances (1995-1997).

 

Comment avez-vous vécu la campagne pour les élections européennes ?

Comme l’occasion de mettre l’Europe en perspective. J’ai pu mesurer à quel point la citoyenneté européenne est ténue et l’Europe transformée en bouc-émissaire de nos difficultés économiques et sociales. J’ai exprimé ma vision et mes propositions dans un livre publié début mai aux éditions Calmann Levy : L’Europe, dernière chance pour la France.

 

Qu’avez-vous fait entre votre élection et le début des sessions plénières début juillet ?

Je me suis organisé pour exercer pleinement mon mandat européen. J’ai démissionné de la présidence du Conseil général de la Mayenne, fonction que j’exerçais depuis 1992 – Moment d’émotion et de déchirement.

 

Les sessions plénières viennent de débuter, quel est votre sentiment à chaud ?

Nous sommes dans la phase d’organisation et de mise en place de la gouvernance : constitution des groupes politiques, composition des commissions, élection des responsables.

 

Quel est LE gros dossier qui vous attend ?

Le renforcement de la zone euro et la régénération des traités. Egalement, l’examen du « Paquet Climat-énergie ». La négociation de l’accord de libre-échange entre les Etats-Unis d’Amérique et l’UE. Régulation du monde numérique et protection des libertés publiques. Enfin, la révision du budget et la recherche de ressources propres.

 

Vous siégez dans un groupe politique. Si à un moment vous n’êtes pas d’accord avec l’avis de votre groupe pour une raison personnelle, quelle position prendriez-vous ?

Tout doit être mis en œuvre pour aboutir à un compromis. C’est l’objet du débat politique. Pour progresser, nous devons rester unis et cohérents.

 

Au sein de votre groupe, il y a plusieurs nationalités présentes. Est-ce-facile de s’entendre à plusieurs quand les intérêts peuvent être différents ?

C’est évidemment compliqué mais si nous construisons l’Europe, c’est pour consolider la paix sur le continent et permettre la libre circulation des marchandises et des services, des capitaux et des personnes. Pour cela, il importe de faire converger nos lois et nos règles, notamment fiscales et sociales.

 

Dans quelle(s) commission(s) allez-vous ou souhaiteriez-vous siéger ? Pourquoi ce choix ?

La commission budget, comme titulaire et celle de l’agriculture, comme suppléant. Le budget est l’expression de l’ambition politique, de ces limites. C’est l’épreuve de vérité.

 

Quand vous ne serez pas à Strasbourg ou Bruxelles, que ferez-vous ?

Je rencontrerai les acteurs locaux, les citoyens, pour leur rendre compte de l’accomplissement de mon engagement et les écouter.

 

Vous allez siéger jusqu’en 2019. Comment voyez-vous l’Europe dans 5 ans ?

Plus intégrée au plan politique, plus dynamique au plan économique, plus solidaire au plan social. Plus efficace et moins enfermée dans une hystérie normative.

 

Comment allez-vous rendre compte de votre travail en tant que député européen ?

Par les moyens que m’offre Internet : newsletter mensuelle, site internet, réseaux sociaux… Par des visites dans les territoires de notre circonscription. Sans aucun doute aussi grâce aux Maisons de l’Europe.

 

Comment peut-on entrer en contact avec vous ?

En vous inscrivant à ma newsletter.

 

Disposerez-vous d’une permanence en région à laquelle les citoyens pourront vous rencontrer ?

Ma permanence est installée en Mayenne, 6ter rue René Homo, 53200 Château-Gontier – tel 02 43 70 08 08.

 

Un mot à vos électeurs et aux autres qui n’ont pas voté pour vous ?

A l’heure de la mondialisation, c’est l’Europe qui nous permet de reprendre notre destin en main. 

Pouvez-vous vous présenter en 3 lignes maximum ?

Je suis député européen et maire de Sablé-sur-Sarthe. Il s'agit de mon premier mandat au Parlement européen. Né à Mayenne, je me suis engagé en politique dès 2001 au sein de l'UMP. Après plusieurs mandats à l'Assemblée Nationale, je rejoins désormais avec passion et conviction le Parlement européen.

 

Comment avez-vous vécu la campagne pour les élections européennes ?

Cette campagne a été particulièrement intense, car il nous a fallu parler d'Europe à des citoyens qui malheureusement la connaissent mal, tout en portant un message politique fort et un véritable projet européen. Nous avons abordé cette campagne avec sérieux et gravité car, plus que toutes les élections européennes précédentes, les enjeux étaient importants : crise, montée de l'europopulisme, perte de l'influence française, autant de sujets d'inquiétudes pour nos concitoyens.

Mais c'était aussi la première fois que les citoyens pouvaient peser directement sur le choix du président de la Commission européenne pour les 5 prochaines années. C'est une révolution institutionnelle que nous avons vécu, et je suis fier d'y avoir contribué en permettant à Jean-Claude Juncker, notre candidat, d'avoir une majorité au Parlement européen.

Mais ce que je retiens surtout de cette expérience c'est son côté enrichissant. Nous avons rencontré des gens passionnants sur le terrain, curieux et qui n'hésitent pas à poser les questions qu'il faut. Après cette campagne je n'ai pu qu'être convaincu que les français sont toujours intéressés par l'Europe, pour peu qu'on prenne la peine d'aller à leur rencontre.

Et il me faut enfin saluer l'exceptionnelle qualité de mes colistiers et collègues, Alain Cadec et Elisabeth Morin-Chartier, qui ont rendu cette campagne dynamique, grâce à notre complémentarité, et plaisante, par notre bonne entente au quotidien. 

 

Qu’avez-vous fait entre votre élection et le début des sessions plénières début juillet ?

Il a fallu que j'effectue toutes les démarches administratives nécessaires à mon entrée en fonction : déclaration d'intérêt, choix des commissions parlementaires, pour n'en citer que quelques-unes.

J'ai également constitué mon bureau à Bruxelles, avec des assistants familiers du fonctionnement du Parlement européen, afin d'être immédiatement opérationnel et de ne pas perdre de temps. Même si c'est en forgeant que l'on devient forgeron, avoir une bonne équipe autour de soi permet de gagner beaucoup de temps et de maximiser notre efficacité.

 

Les sessions plénières viennent de débuter, quel est votre sentiment à chaud ?

Dans un premier temps on est impressionné par le bâtiment et l'hémicycle, ainsi que par la véritable ruche qui s'active autour de nous à Strasbourg. C'est un melting pot où 28 cultures et 24 langues différentes s'entremêlent pour donner une orientation et un espoir commun à 500 millions d'européens. C'est assez vertigineux quand on y pense.

J'ai aussi clairement ressenti la différence entre ce Parlement et l'Assemblée Nationale. Nous sommes dans un Parlement moderne, moins protocolaire, plus transparent, mais où le travail est plus technique et où l'influence découle de la qualité du travail effectué par les députés.

 

Quel est LE gros dossier qui vous attend ?

En tant que membre de la commission du développement régional, je vais être particulièrement attentif à la mise en œuvre des fonds structurels, et à la valorisation de nos régions françaises. Une utilisation efficace de ces fonds permettra de développer nos régions, de créer des emplois et de la croissance durable. En ces temps de crise, il ne peut que s'agir d'une priorité pour nous.

 

Vous siégez dans un groupe politique. Si à un moment vous n’êtes pas d’accord avec l’avis de votre groupe pour une raison personnelle, quelle position prendriez-vous?

Tout d'abord je m'emploierai à discuter avec mon groupe politique, mais aussi avec mes autres collègues français, afin d'exprimer mon désaccord, ses raisons mais aussi à proposer des moyens de régler ce désaccord. Ensemble nous essayerons de trouver des solutions.

Ultimement, je dispose aussi de ma liberté de vote et si ce désaccord ne pouvait être réglé par la discussion, alors je voterai en mon âme et conscience.

 

Au sein de votre groupe, il y a plusieurs nationalités présentes. Est-ce-facile de s’entendre à plusieurs quand les intérêts peuvent être différents ?

Le Parlement européen est la maison du compromis. Chacun sait que les nationalités, les cultures et les intérêts peuvent diverger sur certains sujets, mais il est dans la culture de cette maison de régler nos différents par la discussion et non de camper inutilement sur ceux-ci. Nous avons tous pour intérêt la défense de nos concitoyens et c'est cela qui nous amènera à trouver les solutions adéquates, ou à respecter nos divergences quand elles subsistent. Cela ne sera donc pas facile, mais cela n'en sera pas moins intéressant et enrichissant pour tous.

 

Dans quelle(s) commission(s) allez-vous ou souhaiteriez-vous siéger ? Pourquoi ce choix ?

Il est essentiel à mes yeux de bâtir un pont entre le niveau européen et le niveau local afin de créer des synergies et participer à une meilleure compréhension mutuelle. C'est pourquoi j'ai choisi de siéger dans les commissions du développement régional (REGI) et de la culture et de l'éducation (CULT). Ces commissions me permettront de travailler directement en lien avec ma région, et de montrer concrètement aux citoyens ce que l'UE fait pour eux.

 

Quand vous ne serez pas à Strasbourg ou Bruxelles, que ferez-vous ?

Je travaillerai dans ma mairie à Sablé-sur-Sarthe sur les questions locales tout en restant en contact permanent avec mon équipe à Bruxelles afin de suivre le travail européen.

 

Vous allez siéger jusqu’en 2019. Comment voyez-vous l’Europe dans 5 ans ?

L'Europe est à un tournant décisif. Nous devons désormais redonner sens et cohérence au projet européen en réconciliant les citoyens avec l'Union européenne et en impulsant une direction réfléchie et assumée à l'UE. Ainsi nous pourrons sortir les citoyens et l'UE de la crise économique et de la crise de confiance dans laquelle ils sont actuellement plongés.

C'est l'Europe que j'appelle de mes vœux et à laquelle je vais m'employer dans les 5 prochaines années.

 

Comment allez-vous rendre compte de votre travail en tant que député européen ?

Nous sommes actuellement en train d'y réfléchir afin de trouver les supports les plus adaptés pour rendre compte régulièrement de mes activités parlementaires à Bruxelles et Strasbourg.

 

Comment peut-on entrer en contact avec vous ?

Le plus simple est de m'envoyer un email à l'adresse suivante, marc.joulaud@ep.europa.eu, afin que je vous réponde dans les meilleurs délais. Il est aussi possible de m'envoyer un courrier ou d'appeler mon bureau à Bruxelles, où mes assistants tiennent une permanence :

 

Parlement européen
Bât. Altiero Spinelli
13E209
60, rue Wiertz
B-1047 Bruxelles
 

Téléphone : +32(0)2 28 45243

 

Disposerez-vous d’une permanence en région à laquelle les citoyens pourront vous rencontrer ?

Étant maire de la commune de Sablé-sur-Sarthe, ma mairie sera évidemment le lieu privilégié pour rencontrer les citoyens afin qu'ils m'exposent leurs préoccupations locales ou européennes. J'ai donc fait le choix de ne pas avoir une permanence ad hoc pour mes fonctions européennes, afin de ne pas faire double-emploi, mais aussi car je considère mes deux fonctions comme étant complémentaires l'une de l'autre.

 

Un mot à vos électeurs et aux autres qui n’ont pas voté pour vous ?

Je remercie tous ceux qui m'ont soutenu et apporté leur confiance. En tant que votre représentant au Parlement européen, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour défendre les intérêts et les spécificités de nos régions et de la France dans l'Europe. 

 

Pouvez-vous vous présenter en 3 lignes maximum ?

Je m'appelle Alain Cadec. Je suis député européen depuis 2009 et j'ai été réélu en mai 2014. Au Parlement je viens d'être élu président de la commission de la pêche. Je suis également conseiller général des Côtes d'Armor et président de la Commission locale de l'eau de la baie de Saint-Brieuc.

 

Comment avez-vous vécu la campagne pour les élections européennes?

Cette campagne a été intense. Je me suis efforcé de porter un message politique et de mieux faire comprendre l'Europe aux citoyens. Il s'agissait d'une élection avec de réels enjeux, notamment la désignation du futur président de la Commission européenne. Cette campagne a été pour moi très enrichissante car elle m'a permis de rencontrer des personnes passionnantes sur le terrain. Je suis également très heureux d'avoir travaillé avec une excellente équipe complémentaire de colistiers, en particulier Elisabeth Morin-Chartier et Marc Joulaud, qui siègent aujourd'hui avec moi au Parlement.

 

Qu’avez-vous fait entre votre élection et le début des sessions plénières début juillet ?

La période comprise entre les élections et la première session plénière a été consacrée au choix des commissions parlementaires et aux négociations pour les postes importants du Parlement. J'ai ainsi obtenu la présidence de la commission de la pêche, qui était une priorité de la délégation UMP. 

 

Les sessions plénières viennent de débuter, quel est votre sentiment à chaud ?

Le nouveau Parlement compte davantage de députés anti-européens qu'auparavant. Cela impose aux autres groupes politiques de mieux travailler ensemble. Cependant, je pense qu'il faut entendre le signal envoyé par de nombreux citoyens exaspérés par une Europe qu'ils trouvent lointaine et technocratique. Nous sommes des élus du peuple déterminés à faire entendre la voix des citoyens pour que l'Europe agisse avec vigueur pour l'emploi, la croissance et la sécurité.

 

Quel est LE gros dossier qui vous attend ?

Le gros dossier sur lequel je veux voir l'Union européenne agir est la lutte contre le dumping social et fiscal entre les États membres. Nous ne pouvons plus accepter que la compétitivité et la justice sociale en Europe soient mises à mal par une telle concurrence déloyale.

Au niveau de la commission de la pêche, le gros dossier à venir est la mise en œuvre de la réforme de la politique commune de la pêche. Cette réforme a été menée par le Parlement sortant et il est maintenant nécessaire d'élaborer de nombreuses mesures techniques mais néanmoins fondamentales.

 

Vous siégez dans un groupe politique. Si à un moment vous n’êtes pas d’accord avec l’avis de votre groupe pour une raison personnelle, quelle position prendriez-vous ?

Ce cas de figure s'est présenté à plusieurs reprises lors du mandat précédent. Sur des sujets comme le droit à l'avortement, l'énergie nucléaire ou l'agriculture j'ai voté différemment de mon groupe politique. Pour autant, dans l'immense majorité des cas, je suis en accord avec les positions de mon groupe, que je contribue activement à définir en amont des sessions plénières.

 

Au sein de votre groupe, il y a plusieurs nationalités présentes. Est-ce-facile de s’entendre à plusieurs quand les intérêts peuvent être différents ?

C'est là tout l'enjeu de la construction européenne. Nous n'avons pas d'autre choix que de nous unir si nous voulons peser dans la mondialisation. Il n'est pas toujours facile de s'entendre mais les enjeux nous obligent à réussir. Je dirais même que nos débats sont souvent très houleux. Mais au bout du compte nous parvenons toujours à un compromis.

 

Dans quelle(s) commission(s) allez-vous ou souhaiteriez-vous siéger ? Pourquoi ce choix ?

J'ai été élu président de la commission de la pêche. C'est le fruit du travail que j'ai accompli durant le mandat précédent. Je veux poursuivre cet engagement en faveur d'une pêche européenne durable et compétitive. Ma seconde commission est la commission ECON (affaires économiques et monétaires). C'est dans cette commission que se forge la gouvernance économique de la zone euro, notamment en ce qui concerne l'union bancaire et la régulation financière.

 

Quand vous ne serez pas à Strasbourg ou Bruxelles, que ferez-vous ?

Je serai sur le terrain dans la circonscription Ouest pour parler d'Europe aux citoyens et leur rendre compte de mon travail parlementaire. Je participerai également à la vie de mon parti politique pour préparer la reconquête du pouvoir en France en 2017.

 

Vous allez siéger jusqu’en 2019. Comment voyez-vous l’Europe dans 5 ans ?

Je la vois comme une puissance mondiale majeure qui aura relevé avec succès le défi de la mondialisation. L'Europe doit imposer la réciprocité à ses partenaires commerciaux et consolider son modèle économique et social et mettant fin au dumping social et fiscal. Elle doit être une terre de producteurs et un grand marché de consommateurs fondé sur la justice sociale. Pour faire de cette Europe une réalité, nous devons prendre dès maintenant des décisions politiques fortes. J'y suis déterminé.

 

Comment allez-vous rendre compte de votre travail en tant que député européen ?

D'abord en restant disponible pour rencontrer les citoyens et répondre à leurs questions. Je veux à cet égard saluer le travail des Maisons de l'Europe, qui sont d'excellents relais pour les députés européens.

Je m'efforce également de sensibiliser ma famille politique sur l'importance de l'Europe. Les dirigeants nationaux doivent prendre cette réalité en compte.  Malheureusement, les médias s'intéressent trop peu aux problématiques européennes, ce qui rend difficile toute communication sur le travail du Parlement européen.

 

Comment peut-on entrer en contact avec vous ?

Tout simplement en contactant ma permanence à Saint-Brieuc ou mon bureau à Bruxelles. Les coordonnées se trouvent sur mon site internet. Vous pouvez également communiquer avec moi sur Facebook et Twitter.

 

Disposerez-vous d’une permanence en région à laquelle les citoyens pourront vous rencontrer ?

J'ai une permanence à Saint-Brieuc depuis 2009 et je la conserverai bien entendu durant tout ce nouveau mandat.

 

Un mot à vos électeurs et aux autres qui n’ont pas voté pour vous ?

Aujourd'hui beaucoup de décisions importantes se prennent au niveau européen. C'est indispensable si nous voulons exister face aux grands blocs que sont les États-Unis, la Chine, l'Inde, la Russie ou le Brésil. La France seule ne peut pas peser dans ce monde en mutation. Je dis souvent que l'Europe est notre héritage et qu'elle sera notre avenir.

 

Alain Cadec

Les députés européens répondent à nos questions

Pouvez-vous vous présenter en 3 lignes maximum ?

Je suis Elisabeth Morin-Chartier, Députée au Parlement européen depuis 2007, où j'ai travaillé dans les commissions parlementaires de l'Emploi et des Affaires Sociales, des Droits des femmes et de l'Égalité des genres, ainsi que de la Culture et de l'Éducation. Je suis originaire de la région Poitou-Charentes dont j'ai été Présidente de 2002 à 2004. Lors de la première session du Parlement européen, j'ai été élue premier Questeur du Parlement européen.

 

Comment avez-vous vécu la campagne pour les élections européennes ?

À 120%, de 7h du matin à minuit, sept jours sur sept ! Pendant la campagne des élections européennes, j'ai sillonné comme toujours les routes de notre euro-circonscription. C'est une campagne très lourde, car elle a lieu sur un territoire immense regroupant 3 régions, 13 départements pour un total de 6 millions d'électeurs. C'est en quelque sorte une mini campagne nationale qui demande un investissement extrêmement important.

Mon but lors de cette campagne a été de montrer à nos concitoyens que l'Europe agit concrètement dans notre territoire, notamment grâce à ses politiques de soutien à l'emploi. Pour aimer l'Europe, il faut montrer l'Europe. C'est pourquoi je me suis employée dans ma Région mais également en Pays de la Loire et en Bretagne à montrer les réalisations concrètes obtenues grâce à l'Union Européenne.

Mais une campagne d'une telle envergure ne peut se faire sur un temps si court, tel que celui qui lui est officiellement imparti. C'est pourquoi ce travail d'information sur le terrain, je l'ai fait tout au long de mon mandat et je continue à le faire.

 

Qu’avez-vous fait entre votre élection et le début des sessions plénières début juillet ?

J'ai d'abord pris quelques jours pour me reposer, le rythme d'une campagne comme celle-ci étant très soutenu. Mais en toute sincérité, le mois entre la fin de la campagne et la première session a été extrêmement chargé, car une fois la campagne auprès des électeurs terminée, il a fallu œuvrer à l'organisation interne du Parlement européen, la répartition  des fonctions au sein des groupes politiques, des commissions parlementaires et des postes du Bureau du Parlement européen. J'ai dû donc faire une campagne éclair auprès de mes collègues Députés au Parlement européen afin de briguer le poste de Questeur. 

 

Les sessions plénières viennent de débuter, quel est votre sentiment à chaud ?

Avec l'élection des 23 députés du Front National, l'influence de la France au sein du Parlement européen a lourdement chuté. Car pour être influent il faut travailler. Sous prétexte qu'il voulait la défendre, le FN a fait perdre la France. C'est pourquoi les Français devront travailler beaucoup plus, être plus impliqués au Parlement européen afin de pallier cette perte criante d'influence.

 

Quel est LE gros dossier qui vous attend ?

En tant que membre titulaire de la Commission de l'Emploi et des Affaires Sociales, les gros dossiers de la mandature devront être l'harmonisation européenne du temps de travail, l'instauration de mesures efficaces pour lutter contre le dumping social et contre le dumping fiscal. Mon objectif lors de cette mandature sera d'œuvrer chaque jour pour lutter contre le chômage et améliorer l'emploi dans l'Union européenne. Ce mandat sera celui de l'Europe sociale, et je ferai tout au sein du Parlement européen pour que cela devienne une réalité. C'est cela la véritable attente de nos concitoyens.

 

Vous siégez dans un groupe politique. Si à un moment vous n’êtes pas d’accord avec l’avis de votre groupe pour une raison personnelle, quelle position prendriez-vous?

Je reste toujours maître de mes décisions et de mes votes. Je peux suivre les avis de mon groupe politique mais sur certaines questions j'ai mes propres lignes politiques qui sont le résultat de mon passé personnel, de mes expériences et de mon éthique de vie.

 

Au sein de votre groupe, il y a plusieurs nationalités présentes. Est-ce-facile de s’entendre à plusieurs quand les intérêts peuvent être différents ?

C'est la richesse de l'Europe !  Rappelez-vous de la devise de l'Europe "Unis dans la Diversité". Nous arrivons chacun avec l'histoire de notre pays et pourtant nous trouvons les voies pour travailler ensemble et approfondir nos relations. Si nos intérêts divergent parfois la méthode européenne du compromis nous permet de trouver le meilleur chemin pour nous rassembler. Ce n'est pas toujours facile mais nous y arrivons. C'est une des réussites de l'Europe. 

 

Dans quelle(s) commission(s) allez-vous ou souhaiteriez-vous siéger ? Pourquoi ce choix ?

Je siègerai comme dans la mandature précédente dans la Commission de l'Emploi et des Affaires sociales. La nouvelle mandature qui s'ouvre sera celle de la solidarité et de l'emploi. J'ai travaillé durant les 5 dernières années sur les politiques pour l'emploi en Europe en particulier avec le Fonds Social Européen. Ce travail doit se poursuivre pour faire face à la crise en Europe.

Enfin, je siègerai en qualité de membre suppléante dans la Commission Culture et Éducation, car nous y traitons justement de cette diversité qui fait la richesse de l'Europe, mais aussi de ce qui fait que l'Europe à un avenir avec le programme Erasmus.

 

Quand vous ne serez pas à Strasbourg ou Bruxelles, que ferez-vous ?

Quand je ne suis pas à Strasbourg et à Bruxelles, je suis dans ma circonscription pour rencontrer les citoyens, leur rendre compte de mes activités parlementaires et les écouter. Il est indispensable de conserver ce lien avec le terrain. J'encourage votre action, elle est nécessaire pour nous aider à transmettre le message européen vous pouvez compter sur moi pour accompagner vos actions.

 

Vous allez siéger jusqu’en 2019. Comment voyez-vous l’Europe dans 5 ans ?

Le mandat qui s'ouvre s’inscrira dans une volonté de plus de convergence fiscale et il faudra donner une vraie dimension sociale à l’Union européenne. C’est ce qu’attendent les Européens : que l’Europe s’occupe d’emploi, c’est leur préoccupation principal ! Nous avons beaucoup à faire pour harmoniser un certain nombre de sujets comme le détachement des travailleurs, le temps de travail, mais je pense aussi à l’emploi des jeunes. Nous avons un vrai travail à faire pour plus d’intégration et de convergence pour renforcer l'Europe.

C'est un visage plus humain que nous devons donner à l'Europe. Nos concitoyens veulent une Europe proche, soucieuse de leur vie, qui apporte des solutions et non des contraintes. Je terminerai sur cette citation de Romano Prodi "Une fois l'Europe faite, nous allons devoir faire des Européens...", cette phrase résume à elle seule le défi qui nous attend.

 

Comment allez-vous rendre compte de votre travail en tant que députée européenne ?

Le mandat européen est exigeant en présence à Bruxelles et à Strasbourg parce que notre présence y est obligatoire, mais notre devoir c'est d'être aussi présent auprès des citoyens. Chaque semaine, je parcours mon euro-circonscription qui va de la Pointe du Raz dans le Finistère à l'estuaire de la Gironde en Charente-Maritime, pour expliquer l'Europe et pour rencontrer les acteurs européens sur les territoires. La population de mon euro-circonscription est aussi importante que celle de l’Autriche ou de la Suède soit près de 9 millions d’habitants, c’est pour cela qu’il est important de garder le contact avec le terrain. Je reçois beaucoup de groupes au Parlement européen et je les rencontre également dans leurs établissements. J'utilise les réseaux sociaux comme Facebook, je dispose d'un site internet et j'édite une lettre d'information.  

 

Comment peut-on entrer en contact avec vous ?

C'est très simple, je dispose d'une permanence parlementaire à Poitiers avec une assistante qui peut être contactée par téléphone ou par email. Vous pouvez aussi me contacter auprès de mon bureau à Bruxelles et Strasbourg.

Je dispose également d'une page Facebook et d'un compte Twitter, il est possible de m'y joindre

Vous trouverez sur mon site internet les coordonnées pour me joindre : www.elisabeth-morinchartier.eu

 

Disposerez-vous d’une permanence en région à laquelle les citoyens pourront vous rencontrer ?

Depuis que je suis Députée européenne en 2007, j'ai une permanence à Poitiers où je reçois les personnes qui demandent des rendez-vous. Je rencontre également de nombreux citoyens lors de mes déplacements dans la circonscription Ouest.

 

Un mot à vos électeurs et aux autres qui n’ont pas voté pour vous ?

A l'heure de la mondialisation, c'est en étant Européens tous ensemble que nous pouvons exister et peser dans les grandes décisions stratégiques : l'environnement, l'énergie, la politique industrielle, économique, monétaire... L'Europe est notre seul horizon ! Notre seule adresse mondiale.

Vous pouvez me faire confiance : je suis un Député européen actif et reconnu, mon élection comme Première Questeur en témoigne. Vous pouvez suivre toutes mes activités, toutes mes prises de position : je suis une femme de consensus, parce que l'on n'avance pas si on se cantonne dans les querelles stériles de le France et pour l'Europe.

Elisabeth Morin-Chartier
Joëlle Bergeron
Yannick Jadot
Gilles Lebreton
Emmanuel Maurel
Isabelle Thomas

Biographie : Joëlle Bergeron est née en 1949 dans le département de Loire. Depuis 2014, elle est conseillère municipale de Lorient. Elle a été membre du Front National, mais a quitté celui-ci quelques après son élection en tant que député européenne pour rejoindre le groupe Europe de la Liberté et de la Démocratie aux côtés des Britanniques de "l'Ukip" et des Italiens du "Mouvement cin étoiles".

 

Ses missions : Joëlle Bergeron est membre de la commission des affaires juridiques, de la délégation à la commission parlementaire mixte UE-Mexique et de la délégation à l'Assemblée parlementaire euro-latino-américaine. Elle est également membre suppléante de la commission de la pêche et de la délégation à la commission parlementaire mixte UE-Chili.

Biographie : Yannick Jadot est né en 1967 dans l'Aisne et a fait des études d'économie à l'Université Paris-Dauphine. Son diplôme en poche, il s'est engagé de 1990 à 1992 dans la solidarité internationale au Burkina Faso et a ensuite passé deux ans au Bangladesh pour un programme d'appui aux ONG de l'UE. De 1995 à 2001, Yannick Jadot a été membre de Solagral, une ONG spécialisée dans le suivi des négociations internationales et l'appui aux pays en développement. De 2002 à 2008, il a été directeur des campagnes de Greenpeace France. En 2009, il est élu député européen pour les Verts et réélu en 2014.

 

Ses missions : Depuis le 7 juin 2009, Yannick Jadot est vice-président de la commission commerce international. Commerce et changement climatique, exportation de bois vers l'Europe, accord de libre-échange avec le Japon, le Canada ou les Etats-Unis...autant de sujets sur lesquels Yannick Jadot travaille au Parlement Européen. Il sera le porte-parole du groupe des Verts/ALE pour la 21ème conférence climat (COP 21) à Paris, cette année, événement diplomatique clé dans la lutte contre le dérèglement climatique.

Egalement membre suppléant de la commission de l'énergie, l'industrie et la recherche et de la commission pêche, il travaille à renforcer les objectifs climatiques, favoriser les économies d'énergie et les énergies renouvelables, rejeter le nucléaire et les gaz de schiste. Il oeuvre aussi pour la création d'une politique industrielle européenne. Il souhaite défendre une pêche durable et ver, en lien avec sa circonscription maritime. Il est également membre de la délégation pour les relations avec les pays de l'Asie du Sud-Est et l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE), de la délégation pour les relations avec les pays de l'Asie du Sud et de la délégation à l'Assemblée parlementaire ACP-UE.

Biographie : Gilles Lebreton est né à Brest en 1958. Il est docteur en droit (Université Paris 2) et en philosophie (Université Paris 4 Sorbonne). Professeur agrégé des Facultés de droit, il est professeur de droit public à l'Université du Havre depuis 1990. Il a exercé dans cette Université diverses responsabilités, dont celles de doyen de 1995 à 2000, de directeur de laboratoire de recherche de 2000 à 2011, et de membre du conseil d'administration de 1995 à 2012. Il est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages juridiques, dont deux ("Droit administratif général" et "Libertés publiques et droits de l'Homme") sont régulièrement réédités. Il est chevalier dans l'Ordre national du Mérite et officier dans l'Ordre des Palmes académiques. Membre du SIEL (Souveraineté, Indépendance Et Libertés) depuis la création de ce parti en 2012, il en est vice-président depuis 2013. Souverainiste, il est conseiller politique de Marine Le Pen pour l'enseignement supérieur depuis 2011. Il a été candidat du Rassemblement Bleu Marine aux élections législatives de 2012, puis a été élu conseiller municipal de Montivilliers en mars 2014 et député au Parlement Européen en mai 2014.

 

Ses missions : Gilles Lebreton est membre de la comission des affaires juridiques et membre suppléant de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures.

Biographie : Née en 1961 en Île-de-France, Isabelle Thomas a fait des études de droit à l'Université de Paris XIII Villetaneuse, où elle faisait partie de l'Union nationale des étudiants de France, dont elle est élue vice-présidente en 1986. Sous François Mitterrand, elle est devenue chargée de mission pour les problèmes de la jeunesse et est entrée au Conseil national du PS. Depuis 2011, Isabelle Thomas est conseillère municipale de Saint-Malo et, dès 2010, elle a été Vice-présidente du Conseil régional de Bretagne chargée de la mer et de la protection du littoral, poste qu'elle a abandonné lorsqu'elle est devenue députée européenne. Elle a pris ses fonctions au Parlement européen en 2012, remplaçant Stéphane Le Foll nommé ministre de l'agriculture. Elle continue à exercer le mandat de conseillère régionale de Bretagne à côté de son mandat de parlementaire européenne.

 

Ses missions : Isabelle THomas est membre de la commission de la pêche et membre suppléante de la commission des budgets. Elle a été élue vice-présidente du groupe des Socialistes et Démocrates (S&D) au Parlement européen présidé par Martin Schulz. Elle fait ainsi partie du Bureau du S&D qui coordonne et impulse l'activité et les orientations politiques du groupe.

Biographie : Emmanuel Maurel est né en 1973 à Epinay-sur-Seine. Ancien élève de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, il est aussi diplômé en lettres modernes et en histoire. Très tôt engagé au Parti socialiste, il a été le collaborateur d'Alain Vidalies à l'Assemblée Nationale et d'Anne Ferreira au Parlement européen. Il est maître de conférence de l'IEP de Paris et enseignant-chercheur à l'ESCP. Il a été nommé formateur pour la Fondation Jean Jaurès, notamment en Europe de l'Est. Conseiller municipal de Persan de 2001 à 2014, il est également conseiller régional d'Île-de-France depuis 2004. Il a été vice-président de la Région aux affaires européenes et internationales et, depuis 2010, est chargé de l'apprentissafe, de la formation professionnelle et de l'emploi.

 

Ses missions : "J'ai choisi pour ma part de siéger au sein de la commission commerce internationale, cette dernière étant particulièrement stratégique puisque c'est elle qui aura notamment à suivre la négociation du traité de libre-échange transatlantique. Fidèle à la position définie majoritairement par les militants socialistes lors de la convention Europe en juin 2013, je demeure pour ma part extrêmement réservé sur l'opportunité de cet accord et l'opacité qui a entouré jusqu'à maintenant les négociations."

"Je suis également membre de la commission en charge des affaires économiques et monétaires, dans laquelle j'ai notamment fait partie des députés qui ont auditionné lundi 14 juillet 2014 à Strasbourg, le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi sur ses orientations de politique monétaire."

Emmanuel Maurel est également membre de la délégation pour les relations avec l'Inde.

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Du Lundi au Vendredi de 14h00 à 17h30

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